Le contexte actuel doit nous amener à une refonte de notre système parlementaire et du fonctionnement de nos institutions. Le renouveau démocratique que demande notre Nation doit se traduire notamment par une plus grande transparence et une plus grande exemplarité dans la gestion des deniers publics.
L’adoption de cette résolution serait un message positif au sein du débat public. Elle démontrerait que les parlementaires donnent également l’exemple en faisant des efforts, notamment en supprimant des avantages qui ne reposent sur aucune justification.
Alors que l’exemplarité des élus est souvent remise en cause, nous devons prendre nos responsabilités. Nous devons tous faire des efforts et cela passe en premier lieu par les gestionnaires de notre assemblée.
En effet, si certains parlementaires souhaitent s’engager dans la gestion de notre maison commune, il faut que cela soit fait à titre bénévole. C’est le seul moyen de combattre les propositions extrémistes qui accusent les élus d’agir pour leur intérêt personnel.
Actuellement, les questeurs de l’Assemblée nationale disposent d’une indemnité supplémentaire, liée à leur fonction.
En effet, un questeur touche une indemnité spéciale, en plus de son indemnité de député, de 5 024 €. Un tel cumul d’indemnités ne peut être maintenu au sein d’une institution.
Par ailleurs, il est temps de mettre fin à la vision féodale du pouvoir que notre organisation entretient.
Les questeurs de notre assemblée disposent encore aujourd’hui d’un appartement de fonction, qui leur sert discrétionnairement aux réceptions de leur groupe politique. Il est temps que ces avantages soient enfin supprimés.



