Un allègement du confinement attendu mais imparfait

29 novembre 2020

C’est avec bonheur que nous avons revu samedi nos commerces rouvrir sous les lumières des illuminations de Noël. Après un second confinement qui a marqué un nouveau coup d’arrêt à notre économie et à un mois des fêtes de fin d’année, il était plus que temps de permettre aux commerces de notre pays de rouvrir en cette période vitale pour leur survie.

S’il ne faut pas déconfiner trop brutalement la France alors que les signaux sanitaires tendent à s’améliorer, certaines mesures paraissent encore trop strictes voire injustifiées au moment où les Français aspirent à un peu de liberté.

La Ville de Nice et la Métropole Nice Côte d’Azur en soutien aux professionnels

Toutefois, au moment où les commerces considérés comme « non-essentiels » par le Gouvernement ont reçu l’autorisation de rouvrir samedi 28 novembre, d’autres établissements n’ont pas eu cette chance, à l’image des cafés, restaurants ou encore des salles de sport.

C’est pour les aider que nos collectivités se sont grandement mobilisées et impliquées pour limiter les conséquences qui pouvaient peser sur les acteurs économiques de notre territoire. Dès le premier confinement, la Métropole Nice Côte d’Azur a voté un grand plan d’aide prévoyant notamment la suspension de taxes, des loyers, ou encore la mise en place d’un annuaire des commerces qui restaient ouverts. Ce dispositif a d’ailleurs été intégralement reconduit pour le second confinement.

De plus, Christian Estrosi a obtenu du Gouvernement l’exonération des 2/3 de la Contribution Foncière des Entreprises qui concernera les entreprises des secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, de la culture, du transport aérien, du sport et de l’évènementiel. Plus de 3 500 entreprises réparties sur les 49 communes de la Métropole en bénéficieront, à hauteur de 1 750 euros en moyenne pour un total de 6,3 millions d’euros.

Enfin, l’État a également mis en place de nombreuses aides pour les commerces et pour la plupart des secteurs économiques.

Ouvrons les stations de ski dans leur intégralité !

Dans les Alpes-Maritimes, nos stations de ski ont été frappées à deux reprises : par la crise sanitaire de la Covid-19, qui a clôturée la saison précédente de manière prématurée, et par la Tempête Alex, notamment en dégradant fortement les voies d’accès.

Au moment des annonces gouvernementales sur l’allègement du confinement, le Premier ministre a annoncé une nouvelle qui a déstabilisé tous les acteurs de l’économie de montagne : ouvrir les stations de ski, mais pas les remontées mécaniques. Il est impensable de se dire que des personnes viennent skier et remonter les pistes à pied !

C’est pour cela que j’ai porté, lors du Conseil métropolitain du vendredi 27 novembre, un vœu au nom de l’ensemble du Conseil appelant le Gouvernement à prendre en compte les circonstances locales particulières pour permettre une réouverture de celles-ci dans leur ensemble.

Avec Christian Estrosi, nous demandons au Gouvernement de faire une exception et d’autoriser nos domaines à ouvrir sous conditions :

  • Accessibilité réservée aux habitants du 06 et propriétaires de résidences secondaires
  • Test PCR obligatoires datant de moins de 3 jours
  • Vente de forfaits journées par Internet
  • Limitation de la jauge maximale de skieurs à 50%
  • Click and collect dans les restaurants de station
station de ski ouverture alpes maritimes

Une limitation de la pratique des cultes incompréhensible

Lors de son discours télévisé, le Président de la République a annoncé que les lieux de culte pourraient rouvrir, mais en limitant à 30 le nombre de personnes présentes simultanément. Cette mesure n’a pas de sens en ce qu’elle vise indifféremment la petite église de village ou une basilique d’une grande ville. Cette période de l’année est celle où les fidèles chrétiens se rassemblent dans les églises à l’occasion de l’Avent et de la période de Noël.

Aussi je salue la décision juste et proportionnée du Conseil d’État du dimanche 29 novembre appelant le Gouvernement à revoir sa copie, et lui demander de pratiquer pour les édifices religieux comme il le fait pour d’autres lieux clos à l’image des théâtres ou cinémas : en appliquant un protocole sanitaire strict mais permettant tout de même aux croyants de pratiquer librement et décemment leur foi.

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