Question orale au Ministre de l’Economie sur la régression du service public

13 décembre 2016

J’ai posé, ce 13 Décembre, une question orale à Monsieur le Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, sur la régression du service public, et en particulier du service postal, dans le pays niçois.

A Colomars, mais aussi dans les quartiers niçois de la Madeleine et de Saint Isidore, les bureaux de poste sont sur le point de fermer, obligeant les habitants à parcourir plus de cinq kilomètres pour trouver le bureau de poste le plus proche. La Poste justifie la fermeture du bureau de Saint-Isidore d’une part en raison de la destruction prochaine du bâtiment qui l’abrite et d’autre part en raison de la baisse de fréquentation. Or, le service public ne repose-t-il pas sur les principes essentiels de continuité et d’égalité des usagers ? Dans le quartier en plein essor de Saint Isidore, où commerces, bureaux et logements se multiplient, cette décision inquiète vivement les riverains.

Dans de nombreux quartiers et petites communes, le bureau de poste constitue, encore aujourd’hui, le service de proximité qui permet de concentrer l’ensemble des activités postales et bancaires. Pour les seniors peu familiers avec les nouvelles technologies, le bureau de poste constitue un lieu de contact et de conseil avec des interlocuteurs privilégiés.

De plus, avec le développement récent des différents services de La Poste, comme le passage de l’examen du permis de conduire, la Poste est également un accompagnateur des jeunes s’apprêtant à entrer dans la vie active.

En somme, plus qu’un lieu de service public, le bureau de poste est le lieu de rendez-vous incontournable d’un quartier qui permet le maintien du lien social intergénérationnel.

Une telle régression du service public n’est pas acceptable dans la 5ème ville de France, comme elle ne l’est pas sur l’ensemble du territoire français !

Pour toutes ces raisons, et parce que le service public doit concourir à la satisfaction de l’intérêt général, La Poste ne peut et ne doit pas se limiter à des considérations financières.

Aussi, je l’ai interrogé sur les mesures qu’il entend prendre pour permettre aux communes du pays niçois de continuer de bénéficier d’un service public postal de proximité et de qualité.

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