Retrouvez mon intervention en ma qualité d’oratrice de notre groupe parlementaire, lors de l’ouverture de l’examen du projet de loi examen du projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale.
Pour pouvoir lutter efficacement et dans la durée contre le terrorisme, notre législation a besoin d’outils performants, encadrés par le droit commun.
L’état d’urgence est un régime d’exception, de réaction, prévu pour des actions à court terme alors que la menace terroriste, elle, n’est plus seulement imminente, elle est devenue permanente. Nous devons faire entrer dans le droit commun des mesures, considérées il y a quelques années comme exceptionnelles.
Cette nécessité s’est malheureusement renforcée avec l’attentat de Nice, les 86 morts et les 458 blessés qu’il a causés, sans oublier, bien sûr, le traumatisme vécu par les proches des victimes et par tous ceux qui ont assisté à cette barbarie.
Si ce texte va dans le bon sens, il ne va pas assez loin. Il pourrait, à condition de l’enrichir de propositions ambitieuses, à la hauteur des attentes de nos concitoyens et de nos forces de l’ordre, permettre à notre pays de s’organiser plus efficacement en matière de lutte contre le terrorisme.



