Clôture de l’examen du projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme

3 octobre 2017

Ce projet de loi antiterrorisme a comme un goût d’inachevé.

Après avoir débattu près de quarante heures le projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme à l’Assemblée nationale, je suis, comme mon groupe parlementaire, déçue.

Bien sûr, nous comprenons la sortie de l’état d’urgence et l’inscription dans le droit commun de nouveaux instruments durables et ciblés qui permettront à nos forces de sécurité et de renseignement d’être plus efficaces. Les principales mesures prévues par ce projet de loi, qu’il s’agisse des périmètres de protection, de la fermeture de lieux de culte, des mesures individuelles de surveillance ou encore des visites et saisies, seront utiles.

Pour autant, nous regrettons que l’immense majorité des propositions de bon sens que nous vous avons faites aient été rejetées, souvent par principe, sans autre forme de procès : utilisation de la reconnaissance faciale, plus grande association des maires dans la lutte contre le terrorisme, etc.

Notre groupe a voté POUR ce projet de loi puisqu’il va dans le bon sens, mais il nous laisse pourtant un goût d’inachevé. Il aurait mieux valu mener une réflexion globale et y associer les forces de l’ordre, les familles des victimes, les responsables religieux, les associations, les agents du service public et les élus locaux.

La lutte contre le terrorisme doit être un tout, et surtout, une priorité ! La sécurité est la première de nos libertés.

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