Reconnaissance faciale : qu’attend le Gouvernement pour autoriser l’utilisation de ce dispositif ?

21 mars 2017

Nous devons nous rassembler au-delà de toute forme d’idéologie pour la sécurité des Français ! Notre pays est en guerre. Lorsque le Gouvernement a décrété l’état d’urgence, nous, l’opposition, l’avons soutenu car la sécurité des Français prime sur certaines libertés. Ces mesures étaient nécessaires mais insuffisantes. Nous devons aller plus loin ! L’agression d’un militaire à Orly ce weekend met en lumière la nécessité d’utiliser tous les moyens techniques existants.

A Nice, avec Christian Estrosi, nous avons développé un système de reconnaissance faciale opérationnel dès à présent. Il suffit de connecter à ce système les fichiers des personnes menaçant la sûreté de l’Etat et de permettre ainsi aux forces de sécurité de détecter les individus dangereux, au milieu d’une foule, en quelques secondes. Il donne l’accès à l’identité des seuls individus faisant l’objet d’une « fiche S » au sein du fichier des personnes recherchées, complétée des données anthropométriques issues du fichier automatisé des empreintes digitales. Un tel croisement d’informations permet de constituer une base de données fiable, reliée à un système de vidéo-protection et exploitée par les forces de police, de gendarmerie et agents de la douane.

On ne peut d’un côté dire que la France est en guerre et de l’autre refuser l’utilisation de ces technologies pour des motifs purement idéologiques. Le Gouvernement ne peut s’émouvoir de l’agression de ce militaire et dans le même temps refuser l’utilisation d’outils efficaces dans la détection d’individus dangereux.

C’est pourquoi je m’associe pleinement à la démarche de Christian Estrosi, qui a réitéré notre demande d’utilisation de logiciels de reconnaissance faciale, formulée dès avril 2016, auprès du Premier ministre. Donnons à nos forces de l’ordre les pouvoirs suffisants pour assurer la sécurité de nos concitoyens, première des libertés.

Plus d’articles