Etat d’urgence: un dispositif nécessaire mais non suffisant pour lutter contre le terrorisme

20 juillet 2016

J’étais le 20 Juillet en séance à l’Assemblée Nationale pour voter la prorogation de l’état d’urgence. Une semaine après le drame, l’état d’urgence a été prolongé pour la quatrième fois. Je l’ai voté. Je l’ai voté, non pas par confiance envers le Gouvernement, mais car les forces de l’ordre nous l’ont demandé pour pouvoir travailler correctement dans cette sombre période que traverse notre pays. Je l’ai voté, mais je regrette que les propositions faites par les députés Républicains, pour aller plus loin dans la lutte antiterroriste, n’aient pas été entendues.

La Prom’ pleure encore ce 14 Juillet 2016, les Français sont en colère, et le Gouvernement rivalise d’immobilisme. Je comprends la tristesse, la colère et l’incompréhension de nos compatriotes. Ces sentiments, qui sont ceux du deuil, je les ressens aussi.

Nous nous relèverons pour celles et ceux qui ont perdu la vie à Nice, pour Charlie, le Bataclan et les terrasses, pour tous les blessés mais aussi tous ceux qui resteront traumatisés par tant de violence et de haine. Tenons bon et battons-nous! Battons-nous de toutes nos forces et prenons enfin les mesures fortes qui s’imposent: renforcer le pouvoir de nos policiers municipaux, créer des centres de déradicalisation, expulser les étrangers condamnés radicalisés et lutter contre toute forme de communautarisme. Plus que jamais, les Français sont en colère. Nous devons l’entendre et agir dès maintenant! L’état d’urgence est un dispositif nécessaire mais non suffisant pour lutter contre le terrorisme. Nice la belle et la France ont été touchées au cœur. Nous devons tout mettre en œuvre pour que ces drames ne se reproduisent pas et honorer la mémoire de nos victimes disparues.

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